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Le camping ou la meilleure des républiques

Résumé : Dans le milieu des années 1950, le camping jette les bases d’une hôtellerie de plein air à grande échelle. Son image se réduit progressivement à son caractère populaire et massif. Pourtant, si on observe bien la marque des déterminations socio-économiques dans la pratique du camping, on y découvre également des processus irréductibles aux effets de la nécessité matérielle. À travers l’exemple des terrains de l’île de Noirmoutier (Vendée), il s’agit de mettre en évidence les mécanismes de transmission et d’apprentissage qui portent les familles et les individus à retenir le camping comme mode de séjour, et de souligner les contradictions sur lesquelles se construit le camping d’aujourd’hui : mettre la ville dans la nature, associer la robinsonnade et la société de consommation ; partager une expérience collective dans une société à dominante individualiste. La puissance symbolique du camping s’exprime à travers une forme d’utopie égalitaire et hédoniste qui renvoie directement aux caractéristiques principales de « l’île d’Utopie ou la meilleure des Républiques », telle que l’imaginait Thomas More au XVIe siècle.
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https://hal-normandie-univ.archives-ouvertes.fr/hal-01847710
Contributor : Olivier Sirost <>
Submitted on : Monday, July 23, 2018 - 9:55:55 PM
Last modification on : Friday, June 4, 2021 - 10:39:27 AM

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Citation

Gilles Raveneau, Olivier Sirost. Le camping ou la meilleure des républiques. Ethnologie française, Presses Universitaires de France, 2001, 31 (4), ⟨10.3917/ethn.014.0669⟩. ⟨hal-01847710⟩

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