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Conference papers

La pêche à pied sur la côte ouest du Cotentin : un enjeu halieutique face à une pression touristique

Résumé : La pêche à pied est une activité récréative traditionnelle sur les larges estrans découverts lors des grandes marées de la côte ouest du Cotentin (bassin occidental de la Manche). Une très grande diversité d’engins de pêches est utilisée pour pêcher les bivalves tels que la praire Venus verrucosa (Linnaeus, 1758), la palourde européenne Ruditapes decussatus (Linnaeus, 1758) et la palourde japonaise introduite Ruditapes philippinarum (Adams & Reeve, 1850). La praire, vivant sur les bas niveaux de l’estran (infralittoral), est pêchable uniquement lors de très grands coefficients alors que les palourdes vivant au niveau du médiolittoral sont accessibles toute l’année. Les effets à court-terme de l’utilisation de la fourche à cailloux sur la praire et du râteau sur les palourdes ont été étudiés pour évaluer l’impact de ces engins sur la macrofaune de ces milieux sablo-graveleux. Les impacts sont plus importants avec l’utilisation de la fourche que du râteau, les habitats infralittoraux apparaissant plus sensibles que les habitats médiolittoraux. Une cartographie de la distribution des palourdes (densités maximales de 20 ind.m-² dans les zones les plus riches) a été réalisée sur un secteur de la côte ouest du Cotentin en 2015. Cette étude a mis en évidence la présence de quatre principaux noyaux d’abondance d’une superficie d’environ 10 km², soit 10% de l’estran.Egalement en 2015, un comptage des pêcheurs récréatifs a été réalisé dans le cadre du projet LIFE+ Pêche à pied avec une estimation comprise entre 1200 et 1400 pêcheurs par jour durant les 50 j de marée possédant un coefficient > 95. Une estimation des prélèvements par les pêcheurs à pied professionnels a permis de montrer que les prises (8 tonnes) sur ce secteur sont faibles par rapport aux prises par la pêche récréative (121 tonnes). Enfin le stock des palourdes (> 40 mm ; taille autorisée pour la pêche) a été estimé en 2015 à 382 tonnes (poids frais avec coquille) ; chaque année environ 1/3 du stock est prélevé pour une valeur marchande de 4 millions d’euros. L’avenir de cette pêche passe par un contrôle renforcé des pêcheurs récréatifs (respect de la taille des palourdes et du nombre autorisé de 100 individus par jour et par pêcheur), par des interdictions d’engins destructeurs de macrofaune au profit d’outils de pêche moins pénalisant. Enfin un essai de zone de repos biologique (retrait total de la pression par pêche) se met en place. Il sera l’occasion d’un travail multi-partenarial autour de la gestion de ce stock.Cette démarche sera riche d’enseignements en termes scientifiques (ressource et habitat, quantification de l’effet réserve) et de gestion (mise en place et réouverture de la zone de repos après reconstitution du stock.).
Document type :
Conference papers
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https://hal-normandie-univ.archives-ouvertes.fr/hal-01709585
Contributor : Valérie Casado-Malaizé <>
Submitted on : Thursday, February 15, 2018 - 10:19:07 AM
Last modification on : Monday, April 27, 2020 - 4:26:29 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-01709585, version 1

Citation

Jean-Claude Dauvin, A. Baffreau, O. Basuyaux, F. Beck, Jean-Philippe Pezy, et al.. La pêche à pied sur la côte ouest du Cotentin : un enjeu halieutique face à une pression touristique. COAST Bordeaux, Nov 2017, Bordeaux, France. ⟨hal-01709585⟩

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