H. Pline, . Naturelle, ;. F. Vii, and . De-oliveira, Les Idées politiques et morales de Pline l ' Ancien, pp.205-206, 0310.

M. Beagon and R. Nature, The Thought of Pliny the Elder, pp.17-18, 1992.

, avec commentaire ad loc. ; F. Ripoll, « Aspects et fonction de Néron dans la propagande impériale flavienne, The Elder Pliny on the Human Animal. Natural History Book, vol.7, pp.137-151, 1999.

E. Ciaceri and . Claudio-e-nerone-nelle-storie-di-plinio, soutenir en son temps que la figure de Néron ne devenait franchement objet de critique qu'à partir du livre VII, et il considérait que les livres I à VI, Processi politici e relazione internazionali, pp.387-434, 1918.

, cette hypothèse, si séduisante soit-elle, semble pourtant valoir surtout pour la figure de Claude, tandis que la plupart des « occurrences néroniennes » sont de de fait moins neutres qu'elles pourraient en avoir l

A. D. Vivo, «. Nerone-e-la-ricerca-delle-fonti, ». , and P. , 185 : « Il differente punto di vista di Seneca e di Plinio dipende essenzialmente oltre che dal diverso interesse per i dati geografici (cf. De Nardis p. 135 ss.) dalla vicinanza-distanza di entrambi rispetto a Nerone. Ne consegue, pertanto, che dello stesso avvenimento venga tramandata la motivazione ideologica (l'obiettivo scientifico) dall'autore contemporaneo (il filosofo-politico Seneca, i cui rapporti con il principe erano in una fase di difficile equilibrio), la motivazione politica (obiettivo militare, quindi economico) da un autore come Plinio

, Dion Cassius, LXIII, 8 évoque l'éventualité d'une guerre contre Méroé

, « Mais les armées romaines sont entrées aussi dans ce pays à l'époque du divin

S. Auguste, P. Le-commandement-de, and . Petronius, lui-même préfet d'Égypte appartenant à l'ordre équestre

F. , Aspects et fonction de Néron »

, Histoire naturelle, vol.17, issue.2

, Histoire naturelle, vol.10, pp.51-59

, Histoire naturelle, p.19

, Évoquée en Histoire naturelle, VI, p.182

D. Bonneau, L. Crue, and . Nil, Une explication de l'origine du Nil qui affirmait la continuité de l'Afrique et liait étroitement l'Occident à l'Orient n'entraitelle pas dans les desseins d'Auguste qui tenait à faire l'unité de l'empire », p.147

P. Méla,

J. Desanges, 194 « peut-on admettre que ces peuples aient pu accepter des lecteurs contemporains, étaient situées dans une zone où la chaleur torride empêchait toute autre forme de vie que celle des Antichtons, habitants fabuleux d'une « contre-terre » 62 . Cet arrière-plan par excellence non-scientifique trouvait encore écho sous l'empire 63 , si bien que lorsque Pline s'attache à mesurer, quantifier cet espace, il restreint par là-même le champ de l'étrange et ouvre la voie à une réflexion en creux sur l'unité du genre humain. À la différence de Sénèque pour lequel il s'agit, à travers le constat d'une impasse, de montrer les bornes du savoir en validant l'audace humaine, tout en donnant acte d'un échec qui peut n'être que temporaire 64 , Pline s'attache aux acquis et, partant, à la constitution d'une science exacte et cumulative. Il s'agit pour lui de privilégier une narration prenant symboliquement possession de l'espace, d'où le refus d'une écriture qui sacrifierait au merveilleux, à l'irrationnel. La connaissance ne s'apparente donc pas à un quelconque « déchiffrement » du monde, ni à un dévoilement d'une vérité cachée, mais à une recension d'informations, et elle est, dans cette mesure, sans modèle. Il n'y a pas d'« instinct » de la connaissance, mais une volonté de conserver, au sujet du Nil, ce qui peut être considéré comme établi et partant, de débarrasser la narration de tout le merveilleux qui pourrait l'encombrer. Une telle attitude est d'autant plus surprenante que ne manquaient pas les occasions d'étonnement ou d'admiration, desquelles jaillit l'intérêt pour la connaissance 65 : de ce point de vue, Pline paraît en retrait par rapport à Sénèque. Son texte ne reflète aucun des mirabilia prêtés au Nil, comme aux eaux en général dans l, sur le fondement rationnel reconnu par Pline à la légende d'Andromède, tout en maintenant son caractère fabuleux ; cf. également, sur les Nisicathae et Nisithae, guerriers « à quatre yeux » et « à trois yeux, vol.66, p.194, 2008.

J. S. Romm, The Edges of the Earth, p.131

P. Méla and . Chorographie, , pp.53-54

. Epist and . Xxxiii, Qui ante nos ista mouerunt non domini nostri sed duces sunt, vol.10

, Patet omnibus ueritas, nondum est occupata ; multum ex illa etiam futuris relictum est

M. Comme-noté-par, . Beagon, ;. R. The, R. Gibson, and L. Morello, 86 : « To understand nature for Pliny is to understand that wonder and explanation can knit together in a never-ending circle of intellectual curiosity rather than presenting the inquirer with a simple and finite one-way journey from wonder to explanation. » 66 L. Callebat, « Science et irrationnel. Les mirabilia aquarum, Pliny the Elder : Themes and Contexts, vol.16, pp.155-167, 1988.

G. D. Williams, VIII, 91), et l'anthropologisation des dauphins, plus importante chez Sénèque que chez Pline, et notes ad loc. Sur la portée littéraire et politique du texte de Sénèque, cf. aussi F. Le Blay, « Les crocodiles des bords du Nil : Sénèque, Questions sur la nature, vol.II, pp.114-130, 2007.

P. Arnaud, ;. G. La-géographie-impériale, P. L. Cruz-andreotti, P. Roux, . Moret et al., 20 : « Le témoignage d'un rustre honnête valait en somme moins que la construction intellectuelle d'un érudit élaborée en conformité avec l'opinion établie garantie par l'accord des autorités. Cette posture intellectuelle s'inscrit dans le cadre global d'une société où la nouveauté était tout le contraire d'une qualité, La invención de una geografía de la Península Ibérica. II. La época imperial, pp.11-14, 2007.

, 49 (à propos de la découverte du fleuve Iaxarte) : quod Scythae Silim uocant, Alexander militesque erius Tanain putauere esse

, VI, 141 : arma Romana sequi placet nobis

, 140 : qui nauigere <ex> Indo Alexandri milites frondem marinarum arborum tradidere in qua uiridem fuisse, exemptam sole protinus in salem arescentem, iuncos quoque lapideos perquam similes ueris per litora, et in alto quasdam arbusculas colore bubuli cornus ramosas et cacuminibus rubentes cum tractarentur, uitri modo fragiles, in igni autem ut ferrum inardescentes, restinctis colore suo redeunte. Sur les informations transmises par les marchands nostri negotiatores, cf. à titre d'exemple, XIII, pp.145-146

. Géogr, En dépit de la modestie sociale de leurs auteurs, les informations collectées constituent donc des « sources » pour la connaissance, au même titre que les sources romaines auxquelles recourt l'Histoire naturelle 73 , et elles sont à mettre en rapport avec l'aspect instrumental d'une memoria perçue comme cumulative, ainsi que Pline l'expose dans l'Histoire naturelle 74 . Que conclure de ces quelques observations ? Les divergences entre les deux points de vue sont sans doute le symptôme d'une difficulté à définir l'attitude de l'homme face à l'inconnu. Ce que Sénèque met en évidence, c'est la nécessité d'une représentation grâce à laquelle puisse se produire le glissement vers la philosophie. Le mystère de ces confins du monde appelle à se projeter dans la nature grâce à l'intellect ; l'oeil de l'esprit fait le lien entre le visible et l'invisible. Pline est évidemment en retrait dans la mesure où il soumet la connaissance à l'utile : c'est donc la fiabilité de l'information qui prime pour lui. Reste que pour l'un comme pour l'autre, ce qui est visé n'est pas une « vérité », encore moins « la » vérité, et chacun, à sa manière, laisse ouverte la possibilité du futur. Susceptibles par la suite d'être physiquement déplacées, reculées, les bornes du savoir n'ont pas pour autant disparu : la nature reste la force agissante qui dote l'Égypte du Nil, le fait apparaître ou disparaître, définit le cadre des connaissances possibles. La science ne peut que déboucher sur une forme de sagesse. Pline mène une réflexion sur les marges, et sur les contours du genre humain ; Sénèque fait partir du philosophe, seul être pleinement accompli aux yeux des Stoïciens, le chemin du savoir. Deux démarches, des autorités, des lecteurs différents : à la relation personnelle entretenue avec Lucilius par Sénèque, seul capable, en tant que stoïcien, d'interpréter avec rectitude le livre de la nature, 1, 11 : « Ces marchands se soucient peu de trouver la vérité, occupés qu'ils sont par leurs affaires. Au contraire, ils exagèrent souvent les distances par fanfaronnade. » fécondité de la souris 71 . De telles notations « égalitaires » aboutissent, comme l'a aussi noté Rhiannon Ash, à une forme de démocratisation du savoir 72

R. Ash, « Pliny the Elder's attitude to warfare, Pliny the Elder, pp.7-9

G. Traina, « La géographie entre érudition et politique : Pline l'Ancien et les frontières de la connaissance du monde », in La invención de una geografía de la Península Ibérica, Des sources bien romaines, vol.II, pp.105-109

, Histoire naturelle, VII, pp.88-90

. Cultura-?-wetteren, , vol.10, p.31

, tionnaire impérial, pour élargir l'insertion au sein de l'empire sans peut-être vouloir (trop) transformer autrui. BIBLIOGRAPHIE ash, R., « Pliny the Elder's attitude to warfare, Pliny the Elder. Themes and Contexts, pp.1-20, 2011.

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