Les infections génitales hautes. Mise à jour des recommandations pour la pratique clinique – texte court

Résumé : Objectifs : Mettre à jour les recommandations sur la prise en charge des infections génitales hautes (IGH). Méthodes : La littérature a été actualisée à partir des mots clés associés aux IGH de 2012 à 2018 dans les bases de données Cochrane, PubMed et Embase. Toutes les études publiées en langue française ou anglaise pertinentes ont été considérées. Les données ont été décrites avec un niveau de preuve, de façon à établir un grade de recommandations. Résultats : Une IGH doit être évoquée devant une douleur pelvienne spontanée associée à une douleur utérine ou annexielle provoquée à l’examen gynécologique (grade B). L’échographie pelvienne est recommandée pour éliminer une complication à type de collection (grade C). Des prélèvements de l’endocol et des collections intrapéritonéales sont recommandés afin d’obtenir un diagnostic microbiologique (grade B). Le schéma antibiotique de 1re intention des IGH non compliquées est la ceftriaxone 1 g, 1 fois, par voie intramusculaire (IM) ou intraveineuse (IV), associée à la doxycycline 100 mg × 2/j et au métronidazole 500 mg × 2/j par voie orale (PO) pendant 10 jours (grade A). Le schéma antibiotique de 1re intention des IGH compliquées est la ceftriaxone 1 à 2 g/j IV jusqu’à amélioration clinique, associée à la doxycycline 100 mg × 2/j, IV ou PO, et au métronidazole 500 mg × 3/j, IV ou PO, pendant 14 jours au total (grade B). Les abcès tubo-ovarien de plus de 3 cm doivent être drainés (grade B). Un suivi est nécessaire chez les femmes atteintes d’infections sexuellement transmissibles (IST) (grade C). L’usage des préservatifs est recommandé (grade B). Un prélèvement vaginal microbiologique est recommandé 3 à 6 mois après une IGH (grade C), avant l’insertion d’un dispositif intra-utérin (grade B), à l’occasion d’une demande d’interruption volontaire de grossesse ou de la réalisation d’une hystérosalpingographie. Il est préférable d’administrer une antibiothérapie ciblée sur la bactérie dépistée plutôt que de recourir à une antibioprophylaxie systématique dans ces situations. Conclusion : Les IGH sont prises en charge par des examens paracliniques reproductibles et une triple antibiothérapie adaptée aux IST et au microbiote vaginal.
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https://hal-normandie-univ.archives-ouvertes.fr/hal-02153804
Contributeur : Sandy Mzembaba <>
Soumis le : mercredi 12 juin 2019 - 15:04:52
Dernière modification le : samedi 9 novembre 2019 - 21:32:02

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Citation

J.-L. Brun, B. Castan, B. de Barbeyrac, C. Cazanave, A. Charvériat, et al.. Les infections génitales hautes. Mise à jour des recommandations pour la pratique clinique – texte court. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie, Elsevier, 2019, 47 (5), pp.398-403. ⟨10.1016/j.gofs.2019.03.012⟩. ⟨hal-02153804⟩

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