La joie partagée

Résumé : De Husserl à Heidegger, de saint Augustin à Lévinas, il est possible de montrer, sans s’enfermer dans le seul rapport à autrui, que la joie est une activité commune et qu’elle ne peut être puisée uniquement en soi-même. Les analyses husserliennes de l’intersubjectivité donnent à comprendre en quoi la joie peut résulter d’une co-constitution du monde. Heidegger, lui, reconduit vers une forme plus originaire encore de la joie en montrant qu’elle est ce qui me prend et doit être pensée comme la modalité de la rencontre. Cette double libération à l’égard de la psychologie du sentiment qui encapsule la joie et la fige permet de saisir cette thèse : la vraie joie est une joie d’exil, car c’est dans cet exil que je suis ouvert à l’être au plus intime de moi-même. En effet, l’analyse lévinassienne de la jouissance et du donne à penser qu’il n’y a de joie que dans cette marche commune pour sortir d’Egypte et pour redécouvrir l’espace infini de l’avenir. L’essence de la joie est donc d’être un mouvement de transcendance compris comme exil et comme exode dans lequel l’homme arrive à son être propre.
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Contributeur : Emmanuel Housset <>
Soumis le : lundi 27 mai 2019 - 18:15:21
Dernière modification le : lundi 1 juillet 2019 - 13:50:21

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Emmanuel Housset. La joie partagée. Pierre Carrique. Phénoménologie des sentiments corporels, tome 3 Joie, Jouissance, ivresse, ⟨Le cercle herméneutique⟩, 2010, 978-2917957097. ⟨hal-02141330⟩

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