Le corps de l'autre : de l'altérité à la ressemblance

Résumé : Dans la première décade de son œuvre sur la découverte du Nouveau Monde, le De Orbe Nouo, Pierre Martyr ne traite pas de la psychologie des protagonistes. En revanche, ce qu’il écrit sur les corps est un moyen de suivre à la fois l’évolution des relations entre Espagnols et insulaires et celle du point de vue du chroniqueur. Dans un premier temps, le corps des espagnols n’apparaît guère, tandis que les insulaires, réduits à la nudité des Taïnos et l’anthropophagie des Cannibales, sont décrits comme radicalement autres. Ensuite, les corps se rapprochent : la nudité s’atténue ainsi que le cannibalisme, tandis que la guerre et ses conséquences, comme la violence et la famine, rendent les uns et les autres de moins en moins différents. À la fin de la première décade, les rares insulaires qui ont survécu sont perçus comme semblables à leurs vainqueurs, comme le montre l’œuvre de Jérôme Fracastor, Syphilis sive de morbo Gallico.
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Contributeur : Brigitte Gauvin <>
Soumis le : vendredi 24 mai 2019 - 11:00:22
Dernière modification le : lundi 27 mai 2019 - 15:22:12

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Brigitte Gauvin. Le corps de l'autre : de l'altérité à la ressemblance. Kentron. Revue pluridisciplinaire du monde antique, Presses Universitaires de Caen, 2003, Le statut et l’image du corps dans la mythologie et la littérature grecques (suite et fin), 19, pp.71-88. ⟨10.4000/kentron.1849⟩. ⟨hal-02138847⟩

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